Euristote

La mélancolie du vide

Classé dans : Articles — 9 mars 2013 @ 18 h 09 min

Je viens malgré moi, quelque peu briser la bienveillance des premiers articles. Je vous prie de m’en excuser mais je me sens lasse, éteinte.

En une semaine, il s’est déroulé tellement de choses que le tournis me vient. Serait-ce le tourbillon de la vie ? Je ne sais. Ce que je sais, c’est que la vie est vraiment très dure et parfois, comme ces derniers jours, j’ai envie de baisser les bras. De tout abandonner. De me laisser aller à la mélancolie du  vide.

Mais, je n’ai pas le droit. Bien que des éléments très éprouvants s’enchaînent , je me dois de garder la tête haute. Et surtout de conserver ce désir de vivre qui m’anime quelque fois.

Je ne sais qu’ajouter sans rentrer dans des détails qui n’ont pas de valeur ici. Alors je vais évoquer ma journée, pour vous montrer à quel point tout est instable. On marche tout le temps sur le fil, en équilibre.

Cette journée  a commencé très tôt, aux aurores, car je ne parvenais à trouver le sommeil réparateur. De là, est arrivée l’attente, la peur, le remue-méninge : je devais rejoindre quelqu’un plus tard dans la matinée. Et cette longue attente m’enveloppait du film de l’imagination. J’imaginais comment allait se passer ces « retrouvailles ». Vint enfin le temps de me mettre en action et de me diriger vers notre lieu de rendez-vous. OUF, de l’action. Arrivée près du lieu, mon coeur s’emballe et je parviens avec difficulté jusqu’à  notre point de rencontre. Je le vois et intérieurement je m’effondre. Mon premier réflexe, vous allez rire, a été : « je ne vous fais pas la bise, je suis malade ! ». Réflexe de défense qu’il a parfaitement saisi. À partir de là, s’est fixée la magie de l’échange, du rire, des pleurs, de l’émotion en un mot. Cette « parenthèse » de quelques heures fut merveilleuse. C’est pour des moments comme celui-ci que je me bats tous les jours pour vaincre la mélancolie du vide.

Cependant, cette parenthèse se referma telle un livre de conte pour enfants quand on atteint la dernière page. Et maintenant, allez vous me dire, que reste-t-il ? J’ai envie de vous répondre : le joie et la reconnaissance d’avoir touché du doigt le bonheur, cette substance si impalpable mais pourtant fabrique de rêves. Pourtant si je suis honnête avec vous, je vous dirais que l’être humain ne retient que la tristesse d’avoir perdu cet élément insaisissable et ne peut s’empêcher de regretter amèrement que le temps ne se soit arrêté. Alors les larmes coulent et les pensées s’enfoncent dans la noirceur du désespoir…

Mais, je vais ne retenir qu’une seule chose de cette journée : certes la mélancolie du vide est bien présente, mais elle aura été éclipsée un  instant par un intense bonheur.

 

 

 

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